Organiser la prise en charge à domicile

Mettre en place ses répits.

Comme déjà précisé (Concevoir ces répits et Organiser le maintien à domicile), la prise en charge à domicile d’une personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer intégrant les besoins de répits de l’aidant familial, nécessite l'intervention d'un professionnel médicalement formé à cette maladie, à cette prise en charge en milieu familial.

Le professionnel qui doit assurer l’aide, le soutien, l’accompagnement du malade et le remplacement de l’aidant familial pendant ses moments de répit, financé (en partie) par les aides sociales, doit démontrer de ses compétences, de ses qualités professionnelles liées à son expérience dans ce type de prise en charge médico-sociale qui n’est commune à aucune autre pathologie et bien spécifique à la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées.

Le projet de vie négocié dans le cadre des aides sociales (APA ou PCH), définit le nombre d’heures financé par mois et les moments de répits de l’aidant familial.

 

Le choix du système : 

Nous écartons la solution de s’adresser à un service à domicile « prestataire ». Le personnel mis à disposition est rarement compétent. La prise en charge peut être effectuée par plusieurs personnes au cours d’un même mois, voire dans la semaine. Vous ne disposez d’aucun moyen de choix et de contrôle, les aides sociales du département leur étant versées directement.

Le chèque emploi service universel (CESU) est la solution où vous assumez l’entière gestion administrative, contrat, URSSAF. Attention : les salaires nets demandés par les futurs salariés sont trop souvent exorbitants, ils ne doivent jamais dépasser 8 à 8,50 euros net de l’heure, car il doit s’y rajouter les charges patronales que l’URSSAF vous facturera.

La solution qui a notre faveur, est celle du service mandataire qui apporte l’aide au recrutement (connaissance du milieu) et prend en charge la gestion administrative complète du salarié. 

 

La convention collective : 

Dans le cadre du service mandataire ou du CESU,  le travail à domicile est régi par la convention collective des salariés du particulier employeur.  

Cette convention reconnait la possibilité des nycthémères (maximum 5 nuits consécutives) pour les Assistantes de vie niveau 2 et 3. (extrait) :

 

« 1 - PRESENCE DE NUIT - NIVEAU 2 ET 3

La présence de nuit, compatible avec un emploi de jour, s’entend de l’obligation pour le salarié de dormir sur place dans une pièce séparée, sans travail effectif habituel, tout en étant tenu d’intervenir éventuellement dans le cadre de sa fonction.

Cette présence de nuit ne peut excéder douze heures.Il ne pourra être demandé plus de cinq nuits consécutives, sauf cas exceptionnel.

- Pour les salariés tenus à une présence de nuit, le logement ne sera pas pris en compte dans l’évaluation des prestations en nature et donc ne sera pas déduit du salaire net.

- Cette présence de nuit sera prévue au contrat et rémunérée pour sa durée par une indemnité forfaitaire dont le montant ne pourra être inférieur à 1/6ème du salaire conventionnel versé pour une même durée de travail effectif. Cette indemnité sera majorée en fonction de la nature et du nombre des interventions.

- Si le salarié est appelé à intervenir toutes les nuits à plusieurs reprises, toutes les heures de nuit sont considérées comme des heures de présence responsable.

Cette situation ne peut être que transitoire. Si elle perdure le contrat sera revu. »

 

Le choix du professionnel:

Le choix doit se porter sur une personne assistante de vie ou auxiliaire de vie, avec Diplôme d'état d’aide soignante, ou AMP, compétente et professionnelle avec une expérience de plusieurs années dans ce type de pathologie et doit démontrer de sa conscience professionnelle. Il ne faut pas écarter celles sans diplôme mais très compétentes du fait de l’expérience professionnelle.

La personne doit être capable de créer une relation de confiance et de s'adapter rapidement au milieu familial. Les attitudes, la motivation à apporter, ses compétences médicales, son soutien, son accompagnement des familles en Alzheimer, l'autonomie, le sens des responsabilités, les capacités d'observation, la connaissance de la réalité de l'aidant familial, serviront de critères de sélection, au même titre que les diplômes et l'expérience.

 

 

Le contrat de travail :

Le contrat de travail  est un CDI, contrat à durée indéterminée (voir exemple). 

Le nombre d’heures est celui financé par le Conseil Général, APA ou PCH et des aides qui pourront être obtenues auprès des caisses de retraite complémentaire.

Ce nombre d’heure inclus les temps de répits de l’aidant familial, pas toujours acceptés par les équipes d’évaluation des Conseils Généraux. Seule la PCH reconnait l’aidant familial et lui accorde un financement. 

Le montant de la rémunération brute du salarié(e) compétent et professionnel ne devrait pas dépassé 9,20 euros de l’heure, s’y rajoute les charges patronales et la rémunération du service mandataire.

Pour une rémunération brute de 9,20 euros de l’heure, un service mandataire sérieux vous facturera 13,20 euros l’heure.

 

Gestion des différents intervenants au domicile.

Devant l’inexistence de service d’aide et de soins à domicile (Service Polyvalent d’Aide et de Soins à Domicile, SPASAD, voir notre projet), la gestion dans le temps de la journée, de la semaine, est de la responsabilité de l’aidant familial.

Les heures d’intervention des infirmières, des Kiné, de l’orthophoniste, doivent être négociées et planifiées d’un commun accord.

Tout laisser faire sera supporté en finalité par l’auxiliaire de vie et en dernier ressort par l’aidant familial ajoutant à la situation vécu un stress supplémentaire.

Tout doit être basé sur la reconnaissance de l’intervenant qui va venir après, le respect du travail de l’autre. 

 

Le but de cette organisation est de faire du domicile un lieu de sérénité ou chaque intervenant trouve sa place (reconnu et considéré) pour le bien-être du malade, mais aussi de l’aidant familial.

La relation qui existe entre le malade et son aidant est très forte, va beaucoup plus loin qu’une simple relation de couple, se renforce au fur et à mesure de l’évolution de la maladie.

Cette relation est la base d’une compréhension mutuelle et de communication, sans égale que beaucoup de « grands professionnels » ignorent et qualifient d’inexistante et d’impossible.

 

 
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(L'Amitié - Françoise Hardy)

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