Prise en charge médico-sociale des malades Alzheimer

Informations et Coordination: le mille-feuille

Plan d’Aups le 9 avril 2010

 

Dans notre contribution à l’élaboration du plan Alzheimer 2008-2012 nous avions précisé:

«La prise en charge Médico-sociale du malade, de l'aidant familial et de la famille à partir d'une entrée unique est une simplification.

Cette entrée unique est d'abord médicale et suit l'évolution de la maladie, c'est par le médecin traitant. Dans beaucoup de cas le médecin traitant va aussi diriger la famille vers le Centre Communal Action Sociale, pourquoi ne pas en faire une règle. Il y a beaucoup trop d'organismes, simplifions!

L'action médico-sociale globale doit être centrée autour du Conseil général, contrôler par la DASS du département et s'organiser tout au long de la maladie en fonction des phases d'évolutions, à partir les Maisons Départementales des Personnes Handicapées et de la Commission départementale (CDAPH).»

 

Dans un article de
l’Echo-clic N°2, intitulé «Nous sommes tous des cases managers», Richard-Pierre Williamson, Vice-président de l’Association Nationale des Coordinateurs & directeurs de CLIC (ANC-CLIC) fustige avec un certain humour, l’empilement des structures d’information et de coordination, suite à l’expérimentation des MAIA (Maison pour l’Autonomie et l’Intégration des malades Alzheimer).

Contrairement aux affirmations de nos administrations centrales, il y a bien superposition de structures, avec chacune son propre financement (il faut bien faire travailler tout ce monde des ministères qui en sont les ordonnateurs):

- celle des personnes âgées (plus de 60 ans) : les CLIC

- celle des personnes handicapées : les MDPH

- celle des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer : les MAIA.

- celle des………

Encore est-il possible pour les malades d’Alzheimer, en application du pricipe de la discrimination par l’âge, légalement instituée au pays des droits de l’homme et du citoyen et si chère à nos tenants d’une administration dirigée, de pouvoir s’adresser à un CLIC pour les plus de 60 ans, une MDPH pour les moins de 60 ans.

 

Le mille-feuille : 

 

Qu’est-ce qu’un CLIC ?

 

Créés en 2001 suite à une expérimentation en 2000 sur 25 sites pilotes, les Centre Locaux d'Information et de Coordination gérontologique sont des lieux d'accueil et d'information pour les personnes âgées et leur entourage.

La circulaire du 18 mai 2001 précise que le CLIC est conçu comme un dispositif de proximité dédié en priorité aux usagers.

Il a pour fonction: 

·        d’assurer un accueil personnalisé gratuit et confidentiel à la demande de la personne âgée, de sa famille, des services sociaux, du médecin traitant, d'une structure médico-sociale ou hospitalière...

·        d’informer les personnes âgées, leur famille, les professionnels des dispositifs des aides pour répondre à leurs besoins et vivre sa retraite,

·        d’aider les personnes âgées à constituer des dossiers APA et tout autre dossier concernant la retraite (Aide ménagère, soins infirmier, télé alarme, amélioration de l'habitat, loisirs...),

·        d’animer et coordonner un réseau de professionnel, d'association pour répondre au mieux aux attentes des retraités (campagne d'information, animations diverses, réponses globales aux dossiers des retraites).

Il existe trois niveaux de label, les missions des CLIC dépendant de leur niveau de labellisation. http://clic-info.personnes-agees.gouv.fr/clic/construirePageLogin.do 

 

Qu’est-ce qu’une MDPH? 

 

La loi du 11 février 2005 crée un lieu unique destiné à faciliter les démarches des personnes handicapées: la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Celle-ci offre, dans chaque département, un accès unifié aux droits et prestations prévus pour les personnes handicapées.

Lieu unique d’accueil, la Maison départementale des personnes handicapées « exerce une mission d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseil des personnes handicapées et de leur famille ainsi que de sensibilisation de tous les citoyens aux handicaps».

La Maison départementale des personnes handicapées a 8 missions principales:

·         Elle informe et accompagne les personnes handicapées et leur famille dès l’annonce du handicap et tout au long de son évolution.

·         Elle met en place et organise l’équipe pluridisciplinaire qui évalue les besoins de la personne sur la base du projet de vie et propose un plan personnalisé de compensation du handicap.

·         Elle assure l’organisation de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et le suivi de la mise en œuvre de ses décisions, ainsi que la gestion du fonds départemental de compensation du handicap.

·         Elle reçoit toutes les demandes de droits ou prestations qui relèvent de la compétence de la Commission des droits et de l’autonomie.

·         Elle organise une mission de conciliation par des personnes qualifiées.

·         Elle assure le suivi de la mise en œuvre des décisions prises.

·         Elle organise des actions de coordination avec les dispositifs sanitaires et médico-sociaux et désigne en son sein un référent pour l’insertion professionnelle,

·         Elle met en place un numéro téléphonique pour les appels d’urgence et une équipe de veille pour les soins infirmiers.

 

Qu’est-ce qu’une MAIA?

 

Les MAIA sont des "guichets uniques" regroupant les différents acteurs de la prise en charge (services de santé, médico-sociaux et sociaux) des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de leurs proches dans un seul espace d'orientation et de formation. Réparties sur l'ensemble du territoire, ces structures de proximité, avec au moins un établissement par département, visent à simplifier les démarches des familles touchées par la maladie d'Alzheimer. (17 expérimentations en cours).

Pour la CNSA «l’objectif de cette mesure est de créer, sur la base de l’existant sans superposition de nouvelle structure, un lieu de coordination associant le secteur sanitaire et le secteur médico-social. Porte d’entrée unique pour les utilisateurs, il devra mettre fin au désarroi des familles qui ne savent à qui s’adresser et qui sont perdues dans de nombreux dispositifs mal articulés et cloisonnés. Les MAIA seront en premier lieu dédiées aux personnes malades Alzheimer, mais pourront s’élargir à toute personne âgée très dépendante, voire à toute personne en perte d’autonomie.»

Et un nouveau métier : le coordinateur de cas

Aujourd'hui, 51 coordinateurs (ou gestionnaires) de cas sont employés sur les 17 sites MAIA. Le Plan Alzheimer prévoit la création de 1 000 postes. Issus de professions de santé ou du secteur social (infirmiers, assistantes sociales, psychologues, ergothérapeutes…), ils s'occupent des malades qui sont dans les situations les plus complexes pour favoriser leur maintien à domicile. Interface entre la famille et les différents acteurs de la prise en charge (médecin, services sociaux..), chaque coordinateur construit un plan de service individualisé en fonction des besoins du malade.

 

Comme chacun peut le constater nous sommes encore très loin de la simplification que nous demandions, il y a trois ans…..pourtant il y a bien là des mesures d’économie à prendre……

A quand l’unique Maison Départementale de l’Autonomie?

A quand la suppression de la barrière des âges?

A quand une prise en charge à domicile unique, par un service unique?

A quand…….

 

Un jour……peut-être…..

 

Jean-Claude Caudéran

 

PS: le sonotone à qui doit-on l’expédier?

 
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(L'Amitié - Françoise Hardy)

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