Une assistance familiale

Il est temps de faire preuve d'innovation pour renforcer les structures de soutien à domicile.


Il serait bon d'adjoindre à la structure médecin-infirmière-kiné-orthophoniste, l'Assistante familiale, médicalement bien formée à cette maladie, sous le contrôle du médecin traitant et de l'équipe médicale, capable de prendre en charge la personne malade, A DOMICILE, pendant quelques jours et quelques nuits.


Il existe un modèle de ce type à Montréal au Québec: Baluchon d'Alzheimer.

Il y a bien sûr le droit du travail et cette antinomie entre le droit du salarié et celui de l'employeur.
Il serait temps de sortir de cette vision, car je ne vois pas très bien la différence entre une baluchonneuse québécoise au statut adapté au droit français et une garde malade française mis à disposition auprès d'une famille pour quelques jours par an, par une structure juridique chargée du recrutement et de l'application du droit du travail.

Il est vrai, compte tenu du contexte, qu'il est difficile de trouver une personne ayant les compétences pour ce type de travail, capable de s'intégrer à l'équipe médicale existante et de satisfaire un besoin qui demande beaucoup d'humanité.

La surveillance, l'accompagnement, la prise des repas, des médicaments et les travaux ménagers quotidiens ne représentent pas un travail à temps plein mais une activité certaine et une présence nécessaire et efficace, même si cette présence doit aussi se faire la nuit à domicile.

La rémunération doit-elle être pour autant aussi importante que celle de l'ouvrier chez Renault, Peugeot ou Michelin travaillant sur la chaîne en 3 huit, sur trois ou quatre jours?

D'où la nécessité de passer par une structure capable d'assurer la réponse aux demandes des familles par une offre de compétences adaptées à un coût vrai d'intervention, éventuellement forfaitaire.

Où d'avoir à faire à des personnes au statut de professions libérales intégrées dans l'équipe médicale. Les cabinets d'infirmières libérales ou tout simplement les cabinets médicaux, devraient avoir la possibilité (légale) de s'adjoindre cette compétence, pourquoi pas des Aides Soignantes libérales.

Il est vrai qu'en France le travail de garde malade est très encadré juridiquement et qu'il nécessite un agrément !!! Ce qui n'aide pas les familles, engendre des prix prohibitifs et favorise le travail au noir.

Il ne peut être accepter que pour une prestation de quelques jours (dont un week-end) nous ayons à notre disposition un nombre incalculable de personnes (aujourd'hui, minimum 3 personnes pour 24 heures, lorsque c'est possible!) Ce serait pour le malade un facteur d'aggravation.

Il serait temps de revenir à des concepts moins compliqués, d'écouter ceux qui vivent au quotidien les réalités de la vie, favoriser un contrat de travail ou de prestation entre des individus responsables.

Le mur est tombé, il y a déjà quelques années, laissons à chaque individu, à la famille, le droit de régler sa propre existence, laissons leur le droit d'être responsable, à charge à nos représentants de définir globalement des règles favorisant l'épanouissement des individus et de leurs entreprises et aux fonctionnaires énarques d'arrondir les angles et non les affûter.

Plan d’Aups, 6 juillet 2006

 
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(L'Amitié - Françoise Hardy)

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