"Lés gardarem à l'oustaou"

Où en sommes-nous?

Le projet global de l'association Familles en Alzheimer a bien été présenté aux autorités dites "compétentes", au niveau départemental, régional et ministériels.
Nous attendons de nos ministres une réponse à nos sollicitations.
Nous avons répondu à l'appel à projet " Aide aux aidants" de la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie
Depuis septembre 2006, j'ai personnellement essayé de mettre en place mes répits, dans le même concept défini dans le projet
"Lés gardarem à l'oustaou" :
La majorité des financements ont été obtenus en février 2007 et la professionnelle soignante, après trois mois de recherche, a pris ces fonctions auprès de mon épouse le premier mars.
Je dois souligner l'engagement pris par les caisses de retraites ARGIC dans le financement de ce type de projet, on ne peut pas en dire autant de la CNAV et des CRAM chargées de la gestion, malgré leur "PUB" sur leur site.
Mais si les institutions de retraite complémentaire démontrent de leur volonté à aider au financement du concept, il reste à convaincre nos édiles, nos gouvernants, les services de l'état, les services des Conseils Généraux, à lever un ensemble de barrières psychologiques, institutionnelles et même idéologique.

Le 29 janvier 2007, dans son discours d'ouverture du colloque "Alzheimer, l'éthique en question, Philippe Bas, Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la famille précise:
"Enfin j'ai décidé dans le cadre du Plan Solidarité Grand Age la transposition de l'expérience québécoise des "baluchons d'Alzheimer qui permet de faire intervenir au domicile du malade une personne qui soulage et remplace pendant quelques jours, les aidants familiaux. Je réunirais très prochainement les collectivités locales et associations qui ont manifesté un intérêt pour cette solution, afin de la mettre en œuvre. Elle suppose d'adapter notre code du travail à ce type d'emploi."
Il n'y a pas que le code du travail à adapter, il faut adapter nos structures à beaucoup plus de souplesse, une prise en compte de l'obligation à la professionnalisation, mais surtout de faire
évoluer les mentalités de certains "ronds de cuir" pour qui rien n'est possible.

Le droit du travail, la Convention Collective Nationale des Salariés du Particulier n'est pas du tout adaptée à ce type d'emploi, refuse la prise en compte de la nécessité d'un intervenant unique soignant, limite les nycthémères consécutifs à un petit nombre.

Les CLIC (Centres locaux d'Information et de Coordination) désignés par le Plan Solidarité Grand Age comme devant tenir une liste des professionnels, ne couvrent pas tout le territoire et sont en grande majorité de niveau 1.

Le même plan précise que "la rémunération du professionnel pourra être assurée par l'APA ou l'aide sociale." L'existant démontre que les financements APA sont déjà utilisés et nécessitent donc des financement complémentaires.

Où en êtes-vous Monsieur le Ministre?

Rien ne sera fait sans la prise de conscience de l'importance du contenu des besoins des familles.

Arrêtons de prendre la famille pour une multinationale principalement au niveau du droit du travail !

Nous demandons de libérer un peu d'espace,

SUR TOUT NOTRE TERRITOIRE NATIONAL.

Pan d'Aups Mars 2007

 
< Précédent   Suivant >
facebook

hardy

 
Cliquer pour télécharger la présentation
(L'Amitié - Françoise Hardy)

Qui est en ligne

Visiteurs: 1119222